Djihad, un pièce qui cartonne ?

Djihad, un pièce qui cartonne ?

Cette pièce du dramaturge belge, Ismaël Saidi, traite avec humour le douloureux problème de la radicalisation des jeunes musulmans. Une œuvre indispensable, déclarée d’utilité publique en Belgique, et recommandée par l’Éducation nationale en France.
Un ancien flic devenu dramaturge

Ismaël Saidi, 40 ans, est un dramaturge belge d’origine marocaine. Metteur en scène, scénariste et réalisateur, il a passé quinze années dans la police d’Outre-Quiévrain, avant de se tourner vers le monde du spectacle. Créée à Bruxelles fin 2014, sa pièce Djihad a un succès fou. Déclarée d’utilité publique en Belgique, elle est recommandée en France par l’Éducation nationale pour prévenir la radicalisation en milieu scolaire.

Elle raconte l’histoire de trois jeunes musulmans radicalisés, des enfants de Molenbeek qui veulent partir en Syrie sans trop savoir à quoi ils s’engagent précisément. Cette œuvre aborde avec beaucoup de pertinence des sujets d’actualité tels que les sentiments d’exclusion et de stigmatisation, et la crise identitaire.
Entre fou-rire et effroi

Des questions graves traitées avec beaucoup d’humour. On rit beaucoup de la naïveté ou de la bêtise de ces trois amis qui décident de s’envoler pour le Proche Orient. On hésite parfois entre fou-rire et effroi face à la multiplication de situations cocasses. Lui-même musulman, Ismaël Saïdi reconnait volontiers qu’il aurait pu être l’un de ces candidats-djihadistes. Il revendique l’apparente légèreté de sa création :
C’est effectivement un sujet dont on ne parle qu’en fronçant les sourcils, en regardant le journal de 20h, qui montre des fous furieux qui s’entretuent. Mais j’ai choisi de parler des gens de chez nous, avec un langage populaire, qui parle à tout le monde.
La représentation sera suivie d’un débat animé par les comédiens, en présence d’experts et de responsables du monde associatif, qui aborderont les questions liées aux tensions identitaires.

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