Bordeaux, visiter la mosquée contre les préjugés

Bordeaux, visiter la mosquée contre les préjugés

Les journées de la laïcité ont eu lieu à Bordeaux ce week-end, en partenariat avec l’association Coexister, qui prône le dialogue entre les religions. Objectif : "favoriser le dialogue, la connaissance mutuelle et le vivre ensemble". Exemple à la mosquée El-Houda, près du marché des Capucins.

Certains, à Bordeaux, ont passé un week-end très religieux. Comme l'an dernier, la mairie de Bordeaux organisait les journées de la laïcité et du vivre ensemble.. La ville proposait donc des conférences, des rencontres, et la visite de six lieux de culte bordelais (la cathédrale Saint-André, le temple calviniste du Hâ, la Grande synagogue, l'église protestante Saint-Joseph, la mosquée El-Houda, et l'institut bouddhiste tibétain).

Les musulmans, on est en 1439, et on a déjà des Iphone

A la moquée, donc, les visiteurs ont été accueillis par les membres de l'association Coexister, partenaire de l'opération, et par Fouad Saanadi, président du Comité régional du culte musulman. Qui prend le temps d'expliquer les rites et les coutumes de l'Islam, en commençant par la fameuse règle d'enlever les chaussures à l'entrée : "pour des questions d'hygiène, puisqu'on prie le font sur le sol". Il explique ensuite aux visiteurs les horaires de prières, cinq par jour, à des heures définies selon des phases du soleil. Et ne manque pas d'humour lorsqu'il évoque le calendrier musulman, qui indique l'année 1439 : "Certains disent que l'on est en retard, mois je nous trouve en avance. On est en 1439, et on a déjà des Iphone".

Des explications appréciées par Perrine qui a passé son après-midi à faire le tour des religions : "Je n'étais jamais entré dans une synagogue, ni dans une mosquée. Et ça permet d'ouvrir les gens à de nouvelles cultures. On apprend des choses... Par exemple je ne savais pas que les hommes et les femmes priaient ensemble." Ensemble, mais tout de même (un peu) séparés, par un petit promontoire.

Une notion d'éducation assumée par Fouad Saanadi : "On est dans un contexte politique compliqué depuis deux ans, explique-t-il. On montre la religion tel qu'on la vit au quotidien, pas telle qu'on se l'imagine. On veut démystifier cet image du musulman imaginaire". Il rappelle que la mosquée est ouverte à tous, musulmans ou non, à n'importe quel heure. Et d'inviter les gens à venir assister, par exemple, à la prière du vendredi, ou plus de 1 000 personnes se massent en début d'après-midi, en cette journée sacrée pour les musulmans.

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