Alger, la police tabasse les médecins

Alger, la police tabasse les médecins

Au départ, une simple manifestation pour réclamer de meilleures conditions de travail et la réforme du service civil. Mais le sit-in organisé par les médecins résidents du Centre hospitalier universitaire Mustapha Pacha d’Alger a viré en bastonnade qui a fait plus d’une vingtaine de blessés, dont un cas grave.

“Nous étions en train de protester à l’intérieur de l’hôpital ce matin. À 10 h 30, quelques confrères ont tenté de franchir la porte. C’est à ce moment-là que la police est entrée dans l’enceinte hospitalière et nous a agressés à coups de matraque”, rapporte à Jeune Afrique Mohamed Taileb, membre d’un collectif des médecins résident de cet hôpital universitaire.

Une agression, assortie de l’arrestation de certains médecins, qui a fait réagir organisations de défense des droits de l’homme, agents de la profession et la population algérienne. En soutien à ses confrères, le Comité des médecins résidents d’Oran a décidé de surseoir ce mercredi au service minimim, y compris la garde et les urgences. Mais le mot d’ordre a été levé après que les médecins arrêtés eussent été libérés.

Depuis quelques mois déjà, les tensions se font sentir entre les résidents du CHU Mustapha Pacha d’Alger et le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui. Entre autres revendications, l’amélioration des conditions de travail réclamée “depuis 2011” et la réforme du service civil pour lequel le syndicat des médecins résidents exigent un intérêt financier.

En décembre, le ministre de tutelle a promis apporter une réponse à ces réclamations, mais le syndicat estime que rien a encore été concrétisé.

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