Ahed Tamimi, le procès commence

Ahed Tamimi, le procès commence

Le procès d'une adolescente devenue pour les Palestiniens une icône de l'engagement contre l'occupation israélienne s'est ouvert mardi devant un tribunal militaire par un premier coup de théâtre, avec la décision du juge d'ordonner le huis clos.

Après s'être entretenu avec l'avocate d'Ahed Tamimi et devant la foule de proches, de journalistes et de diplomates qui se pressaient au tribunal d'Ofer, en Cisjordanie occupée, le juge a ordonné que tout le monde quitte les lieux, à l'exception de la famille.

Un débat public n'est pas dans l'intérêt d'une mineure comme Ahed Tamimi, arrivée en blouson de prisonnière, menottes aux poignets et aux chevilles, a dit le juge.

"Ce que je crois, moi, c'est que le tribunal pense qu'il n'est pas bon pour lui que vous soyez tous à l'intérieur", s'est indignée l'avocate Gaby Lasky, à l'extérieur du tribunal devant les journalistes, peu après leur évacuation.

"Ils comprennent que les gens, dehors, s'intéressent à Ahed et à son affaire, ils comprennent qu'on enfreint ses droits et qu'elle ne devrait jamais être jugée, et le huis clos est le meilleur moyen que tout cela se passe loin des regards", a-t-elle ajouté.

Au cours des débats, l'avocat d'Ahed Tamimi a indiqué qu'elle plaiderait que c'est avant tout l'occupation par l'armée israélienne de la Cisjordanie --où se sont produits les faits-- qui est illégale.

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